
Exposition
François Delivré
Bronzes & patines

François Delivré est né à Colmar le 21 septembre 1947.
Son parcours est placé sous le signe de l'éclectisme.
Une formation de haut niveau en mathématiques, une appétence pour les relations humaines qui le conduira à devenir une des références du coaching français et, enfin, une passion pour la sculpture qui le pousse à créer, depuis plus de vingt ans, des bronzes et des terres cuites. Cette pluralité d'appartenance disciplinaire se retrouve également au sein-même de son travail d'artiste avec une oeuvre polymorphe et le refus du cantonnement de l'artiste dans un style qui, en le caractérisant, l'enfermerait...
Son atelier est installé, depuis plus de vingt ans, dans l'Aisne, à La Ferté-Milon.
Il se questionne, par ailleurs, sur les mécanismes d'inspiration de l'artiste et ce que désigne, dans son essence, la notion de style.

Flor
Un buste se voit de face. Mais, le buste de Flor se découvre de haut, légèrement en arrière. C’est de cette perspective d’épaules et de nuque que le bonze tire toute sa rectitude dynamique.
Fn doit se baisser pour admirer son visage, cheveux défaits, un rien sauvage. Flor est un Faune de la mythologie grecque, beau et racé, volant à la féminité ses traits parfaits, et ne portant donc pas de « e » à son nom…
Son regard semble fixe et un peu perdu, comme happé par des pensées d’Ailleurs. Son visage irradie de beauté et de jeunesse.
Essayez donc de le débusquer de profil, en vue de haut : il vous réserve une moue malicieuse de garnement...
Néraïda
Réminiscence d'une nymphe grecque sculptée par un Hellène des temps anciens et dont les ans auraient égaré la tête et oxydé la livrée de cuivre... Avec ses lignes longues et épurées, Néraïda a gardé de ses sœurs Néréides l’ondoiement de ses formes, qui se laisse découvrir de façon suggestive, au-travers d’une robe moulante.
Longue, élancée et svelte, elle s’étire vers l’avant affirmant sa prestance et sa grâce.


Madelique
« Quand Madelon vient nous servir à boire… ». Le buste en recul et en légère inclinaison pour équilibrer la charge portée et contrebalancer l’avancement affirmé de la jambe droite...
L’artiste l’a reconnu un jour quelque part dans le Midi : elle s’appelait Angélique. La Madelon Angélique est devenue Madelique.

La fée de Rémuzat
L’artiste l’a reconnu un jour quelque part en France : elle s’appelait Angélique. La Madelon Angélique est devenue Madelique, celle qui est toujours avec nous dans les moments heureux et festifs.
Coquillard
Ombrageux mais souriant, inquiétant mais réconfortant sous cette magnifique patine marron « noyer », le Coquillard a la barbe longue, fournie et peignée d'un quadrillage qui rappelle la statuaire perse.
Mais le Coquillard n'est pas oriental. Il arbore, sur son front, une coquille Saint-Jacques, motif courant de l’héraldique. Son nom désigne les détrousseurs de pélerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. D'ailleurs, la Coquille est légèrement de travers...


Vénus pensante
Callipyge, la Vénus pensante signe son appartenance à la représentation les plus anciennes du désir. On ne peut résister à la tentation de la prendre par la taille et de la soulever, ni de glisser ses doigts sur une patine lisse, brillante et colorée.
A quoi pense-t-elle ? Vous ne le saurez pas car son visage est ailleurs, qui se noie dans autre chose, comme dans le miroir de ses pensées intimes.

Regard au fond du puits
Performance du fondeur Landowski, surmontant la difficulté liée aux parties concaves et aux ajours, la sculpture joint intimement et sensuellement un corps féminin nu et le socle du puits où il s’allonge.
Etrange titre, qui appelle à la curiosité de ce qui se cache au fond du puits. Regard indiscret du trou de serrure... Le sujet féminin est surpris à son insu : qui regarde quoi ?

Bébé blanc
Qu’est-ce qui nous séduit immédiatement dans cette terre cuite ? Le visage adorable du bébé dormant et rêvant aux anges, ou cette magnifique couleur blanc immaculé ?
Petit bonnet, petites chaussettes et visage incliné vers nous comme pour signifier son plaisir à dormir. Il nous regarde « les yeux fermés » …
Odin
Dans le polythéisme germanique (scandinave), Odin est le dieu suprême, souvent sage, parfois fourbe et sombre, et, à l'occasion, colérique. Cet Odin de bronze présente ces trois faces.
Le bronze offre une subtile variation de couleurs marron, dégradé de bas en haut.


Tentation
Elle a un visage d’ange : la tête inclinée, l’air vaguement contemplatif, le teint blanchâtre…
Mais regardez pourtant la mèche longue, très longue qui descend sur son front. Plutôt rebelle et provocatrice... Son petit regard n’est plus celui d’une naïve, il se dissimule, il est à l’affut. Elle est enjôleuse, charmeuse, séductrice… Et le haut de ses joues laisse deviner le sourire d’une taquine. Mais son visage pur et blanc demeure, qui la rend si belle.

Amaterasu
Déesse du soleil des Japonais, elle est à ce titre ancêtre de la lignée impériale. Le Japon est la seule culture qui ait donné au soleil - emblème de virilité et de force - une figure féminine. Ni déesse-mère, ni terre nourricière personnifiée, ni épouse, Amaterasu reste une jeune fille gracile, coquette et timide…
L'artiste l’a ainsi représentée, dans son lien originel et charnel avec le socle de la Terre, dont elle s’est extraite.

Lya
Une chevelure d’or, encore sauvage et un sourire mystérieux qui s’exprime à peine. Le visage de Lya a les traits simples et stylisés des statues mythologiques méditerranéennes de l’Antiquité.
Lya est bicolore. Un visage bleu brillant et des mèches dorées, qui gardent le bleu en creux, cérusé. Sur le bronze, la patine miroite, presque émaillée, lisse et douce comme une peau : la peau de Lya... Peau douce, éclatante et chevelure brute, dorée…
Exposé sur l'éclectisme & le style
(Vernissage de l'exposition)