
Exposition
Martine Lapierre
TOILEs

Martine LAPIERRE a étudié à l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris (ENSBA), en parallèle de l'Ecole Polytechnique. Les professeurs artistiques qui l’ont marquée sont Pierre Carron à l’ENSBA pour son aération des compositions, Hervé Loilier à l’Ecole Polytechnique pour son goût des couleurs riches, Maniglier pour ses décompositions musicales du sujet, et Yves Brayer à l’atelier de Port Royal pour ses couleurs frottées, et l’ajout de lignes.
Plasticienne active, elle a touché à de nombreuses techniques (sérigraphie, aquarelle, gravure, bombing, fluid art,...) dont deux issues du Japon : les pigments soufflés sur huile et le marouflage d’or sur toile, techniques qui marquent son style. Elle illustre également ded livres pour enfants et restaure des tableaux anciens.
Martine Lapierre est commissaire d'exposition du collectif « ArplastiX ». Elle participe aux expositions nationales (Salon d’Automne, Salon des Artistes Français) et a vendu plus de 500 œuvres dans le monde. Elle a exposé à Tokyo en 2026 au Musée d’Art Contemporain (NACT). Elle fait partie du mouvement Transposition Figurative. Depuis 2023, elle se consacre aux représentations ornithologiques, aux vues de Belle-Ile en mer, et à des illustrations fantastiques de mondes inconnus.

Moutons de Pré-salé
à Belle-Ile en mer
La scène (réelle) se situe à Ripcuh, au bord de la dépression de Port Gwenn.
Ces moutons qui mâchonnent dos à la mer sont un symbole de la fragilité de Belle-Ile : ces prés ont été successivement inondés et submergés deux mois au printemps, puis desséchés par la canicule: l’élevage de moutons très ancien sur l’île est maintenant en danger. Elle a été exposée dans le cadre du PAN (Printemps des Arts et de la Nature) de Belle-Ile en Mars 2026.
Le soufflage pigmentaire très léger sur les falaises donne un motif inimitable au pinceau et les pigments accumulés dans les arbres surréalistes donnent un velours particulier.
Le sanctuaire de Blue River
La scène se situe en Papouasie, chez les Iatmuls. L'énorme réserve (forêt vierge) des Iatmuls de Papouasie, où les touristes sont interdits, vit encore à l’âge de pierre. Les trois cimiers en bois sont les esprits oiseaux protecteurs du sanctuaire au bord de la rivière. Les Papous y voient les esprits des ancêtres.
Trois perroquets (aras bleus) et un oiseau de Paradis bleu vaquent tranquillement à leurs occupations. Ici le temps n’existe pas.
Techniquement, les pigments soufflés sur les pierres de la rivière et sur les feuilles de la forêt vierge donnent une densité sombre.
Regarder la toile vous transmet une
part du calme et de la pureté de Blue River.


Sarah au désert
Portrait d’une amie juive dans le désert de Judée... Sarah qui est une belle brune plantureuse incarne une nouvelle Eve. Un serpent court le long de la route. Sarah a des pommes dans les cheveux comme on en trouve au bord du chemin. Ses cheveux ont comme une vie propre. Sarah est la vie.

Simone Veil
Portrait réalisé en 2017 peu avant la mort de Simone Veil. Cette peinture exécutée au départ en Street-art (bombing sur mur) a été publié en version numérique dans le journal ELLE dans le numéro spécial sur la mort de Simone Veil. Devant le succès de ce portrait, plusieurs versions en ont été produites, dont une à base de «fluidart » (fond en peinture mouvante avec silicone ).
Le tableau carré est réalisé en aérosol à partir de pochoirs coupés à la main. Le portrait est affiné à l’huile. Simone Veil est le « role model » parfait : courageuse, belle sans être hautaine.
intelligente et généreuse, efficace dans les négociations politiques et la magistrature autant que dans la vie familiale. Et quel parcours ! De la déportation à Auschwitz à l'élection de Première présidente du Parlement Européen.
Apocalypse
(partie animale)
Tout est parti d’une explosion de pigments soufflés dans la diagonale de la toile, sur un fond de feuilles d’or marouflées. Par paréidolie (lecture du hasard des tâches), ont surgi un mouton effrayé, puis un lapin inquiet, un veau triste, un agneau, un lérot, une peluche
de lapin...tous surpris par cette fin du monde qu’ils ne pouvaient pas prévoir. L’angoisse des animaux est presque plus inquiétante que celle des humains parce qu’ils sont innocents et sans défense devant ce qui arrive.
La scène est enchâssée dans une dentelle d’ébénisterie gothique au nord, et dans une couverture Hopi à motifs francs-maçons au sud.

La saison des amours (tryptique)



Les grues japonaises sont les oiseaux les plus fidèles qui soient. A l'adolescence, ils dansent en sautant dans la neige, et courtisent une grue du sexe opposé avec des mouvements précis qui miment la soumission, la fierté, la joie, et l’accompagnement. Passé cette danse de mariage, le couple restera ensemble toute sa vie, et quand l’une des deux grues décède, l’autre se laisse aller à ses côtés. La danse nuptiale des grues est un phénomène qui ressemble aux danseuses de ballet classique par la légèreté et les pointes ; c’est un spectacle magnifique et très apaisant.
Ici, la scène se situe dans la prairie de Tsurui Crane Sanctuary à Hokkaido. Les grues qui sont de part et d’autre comme des témoins de mariage sont des jeunes qui observent les mouvements ; ils sont en apprentissage.
A Tsurui, les grues sont protégées, ce qui a permis la préservation de la petite colonie depuis 1970. Les grues japonaises sont un symbole d’amour, de fidélité et de prospérité dans toute l’Asie du sud-est.
Techniquement, la toile comporte un fond texturé avec une pulvérisation de laque dorée, sur laquelle les pigments soufflés se distinguent et s’accrochent facilement.
ESTAMPES

Cheval de feu

Geisha

Autoportrait

Paysage
